Maman avait hérité de ses parents une sacrée trouille des orages. Quand j’étais enfant les orages d’été étaient parfois aussi violents que ceux que nous connaissons aujourd’hui.
Inlassablement ma mère récitait alors le « Notre Père » et les paroles de sa prière gonflaient au fur et à mesure des éclairs et du tonnerre : au plus fort du phénomène maman « criait » son « Pater ». Plus que l’orage, sa façon d’implorer le ciel finissait presque par me terroriser !
Entre-temps j’ai aussi vécu les orages tropicaux au Congo : je me souviens de l’onde de choc contre les murs d’un building et le bruit du tonnerre amplifié par les montagnes entourant la cuvette qu’était Léopoldville.
Alors, cette nuit en voyant les éclairs remplir le ciel, j’ai mis en évidence une grosse bougie… des fois qu’il y aurait des coupures de courant.